Par la voix de son porte-parole, le ministère iranien des Affaires étrangères a vivement critiqué le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, pour avoir minimisé le bilan humain de la nouvelle agression non provoquée américano-israélienne contre la République islamique.
Dans un message adressé à Antonio Guterres, publié vendredi 6 mars sur la plateforme X, Esmaïl Baghaï a exhorté le chef de l'ONU à décrire la situation plus directement.
« Appelons un chat un chat », a-t-il écrit, rejetant les descriptions génériques qualifiant la situation de simple « combat » et soulignant que l'Iran était confronté à un acte d'agression délibéré.
« Il ne s'agit pas de simple combat ; il s'agit d'un acte d'agression non provoqué lancé par deux régimes dotés de l'arme nucléaire contre l'Iran. »
Le diplomate iranien a rappelé que ces attaques ont eu lieu alors que des efforts diplomatiques étaient en cours entre Téhéran et Washington, comme c’était le cas lors de la précédente agression israélo-américaine menée illégalement contre l'Iran en juin 2025 : « Nous étions engagés dans de sérieuses négociations diplomatiques lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué l'Iran, [et ce] pour la deuxième fois en neuf mois. »
M. Baghaï a également critiqué le secrétaire général pour avoir privilégié les préoccupations économiques au détriment des victimes civiles en Iran.
« Vous vous préoccupez du « grave risque pour l'économie mondiale », a-t-il indiqué, avant de s’interroger : « Qu'en est-il des civils innocents, notamment des 175 enfants massacrés à Minab, et des nombreux autres tués et blessés à travers l'Iran au cours de ces sept derniers jours, victimes d'actes criminels américano-israéliens ? »
Samedi dernier, l’alliance américano-israélienne a bombardé l’école Shajareh Tayyebeh à Minab dans le sud de l’Iran. L'attaque a fait plus de 170 morts parmi les écoliers et le personnel ; la plupart des victimes étaient de petites filles âgées de 7 à 12 ans.
Appel à la responsabilité de l'ONU
Esmaïl Baghaï a conclu son message en exhortant les Nations unies à prendre une position plus claire sur la situation.
« L'ONU doit faire preuve de franchise et assumer ses responsabilités juridiques et morales concernant cette guerre illégale contre l'Iran. »